L’éloquence des Cartes
Portrait de Gérard MERCATOR par Frans Hogenberg réalisé en 1574

Gerardus MERCATOR, est l’alias latin de Gérard De Kremer, né le 5 mars 1512 à Rupelmonde dans les Pays-Bas espagnol, l’actuelle Belgique.
Géographe et Mathématicien, il s’est converti à la Cartographie. Sa première Carte du monde date de 1538. La géographie lui doit les mappemondes appelées « en projection de Mercator ».
Grande référence de la Cartographie mondiale, GEOPALC a voulu, à l’occasion de sa première apparition en ligne, lui rendre un hommage spécifique, en créant un lien qui porte son nom et qui est dédié à inciter de dialogues historiques avec les Cartes géographiques.
Mappemonde de Mercator de 1569, avec sa célèbre projection

Projection transversale du monde, de Mercator, (bandes de 20°) centrée sur 0°E, 0°N. Travail personnel de Lars H. Rohwedder

PLANISPHERE CONTEMPORAIN UTILISANT LA PROJECTION DE MERCATOR

PREMIERE REPRESENTATION CARTOGRAPHIQUE DU CONTINENT AMERICAIN
Le Planisphère de Waldseemüller
« Universalis cosmographia secundum Phtolomaei traditionem et Americi Vespucii aliorumque lustrationes ».
Bien que d’autres représentations postérieures à la découverte du Nouveau Monde, et antérieures au Planisphère de Waldseemüller, imprimé en 1507 existent, celui-ci est particulièrement relevant pour des raisons différentes.
D’abord, parce qu’il est considéré comme la Carte qui a donné naissance au continent américain, car il a été le premier à utiliser l’appellation d’Amérique pour désigner le Nouveau Monde. En effet, Waldseemüller a été plus inspiré par la traversée d’Americo Vespucci que pour celle de Cristobal Colomb. La raison aurait été toujours la même : Colomb n’aurait jamais pensé, et encore moins déclaré, avoir découvert un continent nouveau, un monde nouveau. Jusqu’à la fin de sa vie, il est resté convaincu d’avoir découvert l’est de l’Asie.
Cette mappemonde a une présentation forte particulière : elle interloque, d’abord, par son format singulièrement grand, 2.32 x 1.29 m. Ensuite, pour avoir été imprimé sous la technique xylographique. Cela aurait déterminé son impression en 12 planches indépendantes, de 0.43 x 0.59 m chacune, réunies finalement pour obtenir une présentation homogène.
Imprimée en 1507 par le Gymnase Vosgien de Saint-Dié-des Vosges, fut réalisée sous la direction du cartographe Martin Waldseemüller qui lui a donné son nom.
Cette représentation transforma profondément la cartographie. Comme on peut observer, le graphisme modifie la projection conique de Ptolémée pour une forme de cœur.
Finalement, cette carte représente un fait curieux : elle fait apparaître les Rocheuses et la Cordillère des Andes, dont leur existence ne fut connu que après 1920, lorsque Fernand de Magellan a permis l’exploration vers l’Amérique du Sud, grâce à sa traversée par le détroit qui porte son nom, lui permettant de découvrir l’Océan Pacifique.
